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Histoire

Histoire de la ville

Fontenay

On trouve l'origine du nom de Fontenay dans les nombreuses fontaines qui coulaient jadis sur son territoire, et qui ont, de tout temps, tenu une grande place.

 

Cependant, le nom de Fontenay étant très répandu, il fut nécessaire de trouver un surnom distinctif pour donner à chaque localité sa personnalité. C'est le Bois de Vincennes et son ombrage qui ont, tout naturellement, servi à caractériser notre ville, d'où le nom de Fontenay-sous-Bois.

 

Au commencement

Sceau

La plus ancienne mention écrite de Fontenay a été rapportée en 847 par l'Abbé Lebeuf, dans sa précieuse Histoire du diocèse de Paris. Au siècle suivant, un acte de 982 signalait déjà que l'église de Fontenay était dépendante de la cathédrale de Paris.

Sous l'Ancien Régime, la seigneurie de Fontenay appartenait pour la plus grande part à l'Abbaye de Saint-Victor, qui, de toutes les abbayes de Paris, était la plus renommée. La culture de la vigne était à l'époque la principale activité agricole sur ces terrains boisés et pentus.

En 1767, Jacques Maquer devint seigneur en achetant les terres de l'Abbaye, après avoir acquis successivement les autres seigneuries. Il habitait alors le château situé dans l'actuel Parc de la Mairie.

A une extrémité de Fontenay, aux confins des territoires de Montreuil et de Vincennes, existait alors une léproserie accueillant les malades de Bagnolet, de Montreuil, de Neuilly-sur-Marne et de Fontenay. Un lieu-dit y porte d'ailleurs encore son nom aujourd'hui.

 

Un village en révolution

En 1789, les habitants rédigèrent un cahier de doléances remarqué surtout par son inspiration empreinte de sagesse et de valeurs fortes comme la Liberté et l'Egalité. Ils y demandèrent par exemple la suppression des privilèges, l'accession des membres du Tiers-Etat aux charges publiques, le droit de chasse pour tout le monde, etc...

Le 8 janvier 1793, le Maire, Monsieur Lameau, clôtura en vertu de la loi du 20 septembre 1792 les registres des baptêmes, mariages et sépultures tenus jusque-là par les curés, et transféra l'état civil en Mairie.

Au 19ème siècle

Le 15 mars 1848, le Conseil municipal, à l'unanimité, déclara son adhésion au gouvernement né de la révolution de février, et termina la délibération par ces mots :
"Vive la République !"

Le 28 décembre 1851, le Conseil soutint avec une même ardeur les actes du 2 décembre, et fit voter "une adresse de félicitations à Monsieur le Président de la République pour les bienfaits que ses actes de vigueur et de fermeté ont déjà procurés à la France".

Au cours de l'Histoire, la municipalité a souvent eu à se préoccuper de la question du bois du Parc de Vincennes, comme on le nommait alors.

Le 9 août 1835, le Conseil émettait ainsi le voeu de voir l'étroite entrée du Parc élargie au delà du logement du portier. La délibération ajoutait même que tout le monde, à pied, à cheval ou en voiture, se trouvait obligé d'entrer et de sortir par ce " goulot " pour rejoindre Fontenay. En conséquence, mais en novembre 1961 seulement, le maire eut l'autorisation d'acquérir le terrain situé devant la gare ferroviaire pour élargir la voie routière, et ainsi désengorger la circulation.

A travers les guerres

Fontenay est une des communes qui a le moins souffert de la cruelle guerre de 1870-1871. Pendant l'invasion prussienne, la municipalité n'émigra pas, elle suspendit juste ses réunions entre novembre 1870 et avril 1871.

Les écoles, elles, souffrirent matériellement d'un bombardement éphémère. Mais le plus douloureux pour les habitants de Fontenay fut l'occupation étrangère après la clôture des hostilités. Une occupation qui se prolongea pendant plusieurs mois.

Dans la nuit du 30 au 31 janvier 1918, au cours de la première attaque massive de l'aviation allemande, Paris et sa proche banlieue furent bombardés.
Fontenay-sous-Bois ne fut pas épargné. Une bombe détruisit, entre autres, des pavillons de la rue Charles-Bassée, laissant morts et blessés. Les pertes humaines de la " Grande Guerre " furent, comme on le sait, considérables. Fontenay, à elle seule, vit disparaître près de 600 de ses concitoyens.
La Seconde Guerre mondiale fut encore plus désastreuse, puisqu'il y eut 276 morts fontenaysiens
entre 1939 et 1945. Comme de nombreuses autres villes, Fontenay paya un lourd tribu de prisonniers, de fusillés et de déportés engagés dans la résistance.

Le 23, 24 et 25 août 1944, de violents combats opposèrent par exemple les soldats de la feldgendarmerie installés dans le Fort de Nogent, aux membres des organisations de résistance, issues de la clandestinité. Les occupants furent chassés, mais 30 fontenaysiens payèrent de leur vie leur héroïsme face à l'ennemi dont le dernier et inutile geste fut celui de bombarder la gare de marchandises.

A l'issue du scrutin du 2 septembre 1944, et sur proposition du Comité Local de la Libération, Monsieur Coyne fut désigné Maire de Fontenay-sous-Bois par le Comité Parisien de la Libération. C'est seulement par la suite que se succédèrent les municipalités élues au suffrage universel.

Un présent en construction

Aujourd'hui, Fontenay-sous-Bois connaît un nouvel essor. L'extension des activités industrielles, le Grand Ensemble, les équipements divers, sont les signes concrets du développement d'une ville moderne.

Une ville "moderne" avec, à sa tête, une municipalité qui persiste dans ses choix d'urbanisme et d'environnement, pour continuer à faire de Fontenay-sous-Bois une ville à l'échelle humaine ...